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La formation continue sur la scène internationale

  • 19.08.2019

La politique de la formation relève de la responsabilité de chaque État. Cependant, il existe également des accords et des objectifs internationaux dans le domaine de la formation continue. Vous découvrirez ici comment cette coopération fonctionne et ce qu'elle peut accomplir.

par Martina Fleischli

De nombreux pays sont confrontés à des défis similaires en matière de formation continue. La validation des compétences en est un bon exemple. Si elle est insuffisante dans un pays, les compétences pertinentes pour le marché du travail risquent de rester invisibles et inutilisées. Les échanges internationaux peuvent conduire à la recherche de solutions communes et à l'échange d'expériences. Et cela peut constituer une incitation à s'attaquer au problème. Par exemple, le Cadre d'action de Belém a fixé l'objectif correspondant de développer des instruments pour la validation des compétences. En signant ce document, l'objectif international devient aussi un engagement national.

CONFINTEA - Conférence mondiale sur la formation continue

La Suisse a également signé le Cadre d'action de Belém et s'est donc engagée à mettre en œuvre les objectifs définis. La Commission suisse pour l'UNESCO, basée au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), en est responsable.

Le Cadre d'action de Belém est le résultat de la Conférence mondiale de l'UNESCO sur la formation continue CONFINTEA (Conférence internationale sur l'éducation des adultes). Ceci est d'une grande importance pour le développement mondial de l'éducation et de la formation tout au long de la vie. Des conférences ont lieu tous les 12 ans depuis 1949. En 2009, 144 États ont adopté un document politique final - le cadre d'action - lors de la CONFINTEA VI à Belém, qui définit les principes et les objectifs à atteindre d'ici la prochaine conférence. Lors de la Conférence à mi-parcours de 2017 en Corée du Sud, la réalisation des objectifs a été considérée de manière critique. La FSEA a publié un rapport sur la mise en œuvre des objectifs de Belém par la Suisse. Récemment, un rapport de l'UNESCO a été publié sur les débats importants de la conférence de mi-parcours en Corée du Sud.

Informations et monitoring pour une politique fondée sur des données probantes

L'échange international permet non seulement l'échange de solutions futures, mais il élargit également la situation des données sur les pratiques actuelles. A cette fin, des rapports réguliers sur l'état d'avancement du processus CONFINTEA sont établis et le rapport sur le Cadre d'action de Belém (bilan à mi-parcours de la CONFINTEA - Towards CONFINTEA VII) a récemment été publié. Selon ce rapport, 60 pour cent des pays participants signalent une participation accrue à la formation continue.

Un autre outil de monitoring important est le Rapport mondial sur l'apprentissage et l'éducation des adultes (GRALE), qui sera publié cette année sur la participation à la formation continue. Le dernier rapport (GRALE 3), qui traitait des effets de la formation continue sur la santé, l'emploi et la participation sociale, a suscité une attention positive.  

Transfert d'approches efficaces

Enfin, un regard sur le paysage de la formation continue d'autres pays permet de connaître les approches efficaces et de développer son propre système en conséquence. Les programmes gouvernementaux visant à promouvoir la participation sociale et politique (active citizenship) en sont un exemple. Ils entraînent des retombées importantes dans la société, comme l'amélioration de la santé ou l'accroissement de la cohésion sociale, (voir rapport GRALE 3, chapitre 4). Les cercles d'apprentissage suédois ou le projet congolais VOICE sont cités en exemple. Dans ces programmes, la formation continue a contribué à l'amélioration des compétences et à une volonté accrue de participer activement à la société.

Documents :

Rapport sur la mise en œuvre des objectifs de Belém par la Suisse

Examen à mi-parcours de la CONFINTEA - Towards CONFINTEA VII