Contenu principal

Les mesures d’encouragement internationales doivent aussi profiter aux pays bénéficiaires

  • 17.06.2019

La loi de 1999 pour l'encouragement de la coopération et de la mobilité internationales doit être révisée. Le Conseil fédéral a ouvert une procédure de consultation pour cela. La FSEA salue le fait que la formation continue soit nommée explicitement comme domaine de formation. Elle demande cependant une extension de l'article sur le but de la coopération.

La révision totale en consultation vise à corriger les faiblesses sur le fond et sur la forme de la loi actuelle, à actualiser certaines notions et à élargir la marge de manœuvre stratégique pour l’orientation à venir de la politique d’encouragement de la Confédération. Comme le constate le Conseil fédéral, cette révision ne crée pas de nouvelles mesures d’encouragement. Il s'agit plutôt d'assouplir de manière ciblée les instruments qui ont fait leurs preuves.

Dans sa réponse à la consultation, la FSEA salue la révision de la base légale qui donne un ancrage légal aux instruments d'encouragement indépendants mis en œuvre dans le cadre de la coopération internationale pour la formation. Pour la FSEA, le fait que la formation continue soit nommée explicitement comme domaine de formation est particulièrement positif. Elle salue aussi la création d'une base pour soutenir les projets fédéraux, ainsi que les projets et activités qui ne sont pas associés à des programmes internationaux. Enfin, la FSEA salue également le fait que la coopération avec une agence nationale soit inscrite dans la loi.

Cependant, selon la FSEA, le but de la coopération internationale inscrit dans la loi est trop restrictif. Dans le projet, le but de la coopération internationale est plutôt orienté vers l'intérieur. La FSEA souligne que la Suisse montre pourtant une claire orientation vers l'extérieur par sa participation à de nombreux programmes et projets de coopération pour la formation. Les connaissances et expériences suisses contribuent au développement des systèmes de formation à l'étranger. La FSEA souligne que grâce à cela, la Suisse contribuerait significativement au développement économique, social et culturel dans les pays partenaires. Elle demande ainsi que le texte soit complété dans ce sens.

La FSEA est très engagée dans la coopération internationale pour la formation grâce à sa participation au programme suisse Erasmus+, à son mandat de prestations avec le SEFRI et grâce aux projets soutenus par le SEFRI en Europe de l'est et du sud-est. Depuis plus de soixante ans, la FSEA est active dans de nombreux réseaux internationaux de formation continue et soigne ses relations avec ses organisations partenaires à l'étranger. (RS)