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Retour sur la journée de la CRFC : fracture numérique, fracture sociale?

  • 02.10.2019

La conférence thématique sur le thème « La fracture numérique ne pèse-t-elle pas sur une éventuelle fracture sociale ?» organisée par la Conférence Romande de la Formation Continue (CRFC) et par la Coordination Romande pour la Formation de Base des Adultes (CRFBA) a réuni plus de 65 personnes le 20 septembre 2019 à Lausanne. La CRFC a émis un communiqué de presse suite à cette journée riche en échanges.

L’objectif de cette conférence était d’avoir une réflexion élargie sur la question de l’impact de la digitalisation sur la société.

La conseillère nationale Géraldine Marchand-Balet, présidente de la CRFC, a mis en avant le fait que l’impact de la digitalisation est encore inconnu et que la formation continue est le facteur clé pour appréhender les transformations digitales à venir et pour développer une perspective critique des enjeux futurs. L’apprentissage tout au long de la vie doit permettre à tous de se préparer à ces changements afin de garantir la participation de tous à une société démocratique.

L’angle des risques et des opportunités amenés par la digitalisation a été abordé par Danièle Castle (Digitalswitzerland). La Suisse doit améliorer son agilité et les PME doivent être plus rapides afin d’être plus flexibles. Les questions clé sont ainsi celles de la requalification des employés et du coût de cette requalification. 

Lucien Rey (CEFIL) s’est interrogé sur les principales difficultés des participants dans l’accès aux TIC. Le public hétérogène est composé de jeunes, de seniors, de Working Poor et majoritairement de femmes. Il est primordial de penser les activités pédagogiques afin de répondre aux besoins spécifiques de ces groupes hétérogènes.

Olivier Poletti (Beaureg’arts) nous a introduit à la formation dans une société 4.0. La formation 4.0 est une formation à 360°. On passe d’un parcours de formation structuré à une formation déstructurée. Il sera nécessaire de reconnaître et de valoriser la formation informelle.

Antonio Sanchez (Services industriels de Genève SIG) s’est intéressé à l’évolution des compétences métier dans une société 4.0. Il a mis l’accent sur la responsabilité de l’entreprise pour préparer ses collaborateurs aux changements numériques. Les SIG ont choisi de travailler de manière participative métier par métier afin de définir les compétences métiers de demain. Les collaborateurs sont invités à se projeter dans 3 à 5 ans afin de définir les compétences clés de leur métier. Cette veille permet d’anticiper les formations et de planifier le renouvellement des compétences. 

Les participants ont pu travailler sur les mesures à prendre pour faire face aux différents défis amenés par les intervenants.

Lors de la table-ronde, les questions suivantes ont été abordées : quelle est la place des lieux de formation ? Comment se fera la transmission du savoir ? Quelle sera la valeur ajoutée du formateur ?

Géraldine Marchand-Balet a ensuite conclu la journée en mettant en avant que notre système politique est trop lent pour faire face à ces changements. L’innovation et le changement doit venir de la société civile, car la politique partisane empêche une prise de décision rapide sur ces questions.

Le communiqué de presse peut être téléchargé sous www.crfc.ch

Comment inclure tout le monde à la transformation digitale de la société ? Est-ce que toute la population va devoir se former aux outils numériques? Est-ce seulement possible? La CRFC s'est penchée sur ces questions. (Image : Pixabay).